Les véritables épidémies sont l’inégalité sociale et la mondialisation capitaliste

Les véritables épidémies sont l’inégalité sociale et la mondialisation capitaliste

Un spectre hante le monde – malheureusement, ce n’est pas celui du communisme, mais celui d’une pandémie de coronavirus qui se propage à une vitesse vertigineuse.

«  Je dis donc que les années de la fructueuse Incarnation du Fils de Dieu atteignaient déjà le nombre de mille trois cent quarante-huit, lorsque, dans la remarquable cité de Florence, belle au-dessus de toutes les autres cités d’Italie, parvint la mortifère pestilence qui, par l’opération des corps célestes, ou à cause de nos œuvres iniques, avait été déchaînée sur les mortels par la juste colère de Dieu et pour notre châtiment. Quelques années auparavant, elle s’était déclarée dans les pays orientaux, où elle avait enlevé une innombrable quantité de vivants  ; puis poursuivant sa marche d’un lieu à un autre, sans jamais s’arrêter, elle s’était malheureusement étendue vers l’Occident.  »1

(Boccace, Décaméron)

Depuis l’épidémie de peste de 1348, à laquelle Boccacce fait référence et qui constitue le cadre de son Décaméron, composé vers 1350, la connaissance des causes des épidémies a fait des progrès significatifs, comme le montre la citation ci-dessus, mais elle n’a pas réussi jusqu’à présent à arrêter l’apparition périodique d’épidémies et de pandémies. La pandémie actuelle de SRAS Covid-19 était tout aussi inévitable que la peste ou la variole en leurs temps, même si des avertissements ont été lancés au fil des ans quant à l’imminence d’une telle épidémie (voir ci-dessous).

Pourquoi la lutte (médicale) contre le coronavirus est-elle si difficile à mener ?

Il y a plus d’une raison.
– Tout d’abord, il s’agit d’un nouveau virus qui, selon les connaissances actuelles, a commencé comme une zoonose (une maladie des animaux) et s’est ensuite «  propagé  » à l’homme. Il n’y a donc pas d’immunité naturelle – l’immunité doit d’abord être acquise.
– Ensuite, le virus a une virulence assez faible, dans l’état actuel de nos connaissances. La virulence est l’indice qui indique combien de personnes infectées par le virus tombent effectivement malades. Certains scientifiques supposent que le nombre actuel de personnes dont le test est positif doit être multiplié par dix à vingt afin d’obtenir le nombre réel de porteurs du virus. Environ 80  % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme ou seulement des symptômes légers – mais elles sont bien sûr tout de même contagieuses. (À titre de comparaison, le virus de la variole, qui a été responsable de nombreuses épidémies dévastatrices dans le monde entier jusqu’à son éradication, avait un indice de manifestation d’environ 100  %, de sorte que l’on savait clairement qui était infecté et qui ne l’était pas).

La suite sur le site du NPA.


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