Geneviève Azam: «Refuser la marchandisation de la biodiversité»

Geneviève Azam: «Refuser la marchandisation de la biodiversité»

L’économiste Geneviève Azam analyse ce que le virus a dévoilé de nos sociétés capitalistes ultralibérales à bout de souffle et d’exploitation, à partir de sa lecture de Karl Polanyi (1886-1964) et de son maître livre : La Grande Transformation.

En février dernier, paraissait un texte passé relativement inaperçu, du fait de la pandémie : Second manifeste convivialiste. Pour un monde post-néolibéral (Actes Sud). Sachons ne pas perdre de vue que « le triomphe du capitalisme rentier et spéculatif doit être compris comme l’aboutissement et le point culminant d’une aspiration de l’espèce humaine à la démesure ». Le premier Manifeste convivialiste (Éditions du bord de l’eau), en 2013, autour de la Revue du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales) et du sociologue Alain Caillé, s’interrogeait déjà : « Comment faire obstacle à l’accumulation de la puissance, désormais illimitée et potentiellement auto-destructrice, sur les hommes et sur la nature ? »

Parmi les signataires, une économiste de Toulouse, Geneviève Azam. Membre d’Attac, elle collabore à Politis et à la revue d’écologie politique Terrestres. Elle publie des livres qui donnent à réfléchir : Le Temps du monde fini, vers l’après capitalisme, ainsi que Osons rester humain : les impasses de la toute-puissance (Les Liens qui libèrent, 2010 et 2015). Ou récemment : Lettre à la Terre (Le Seuil, collection « Anthropocène », 2019). Enfin, elle prépare pour septembre une édition augmentée d’un essai écrit avec François Valon : Simone Weil ou l’expérience de la nécessité (Le Passager clandestin, collection « Les précurseurs de la décroissance », 2016).

Geneviève Azam n’avait pas encore été interrogée par Mediapart. Nous avons voulu rectifier cette anomalie en partant de sa lecture avisée d’un penseur trop ignoré en France : Karl Polanyi, né à Vienne en 1886, émigré dans les années 1930 en Angleterre, puis aux États-Unis d’Amérique et enfin au Canada, où il est mort en 1964. Polanyi était à la fois économiste, historien, sociologue et anthropologue. Nous lui devons un livre prophétique – il sert de fil rouge à cet entretien : La Grande Transformation.

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