La Technopolice progresse, la Cnil mouline

La Technopolice progresse, la Cnil mouline

Depuis la crise sanitaire, la vidéosurveillance automatisée s’ancre un peu plus dans l’espace public : détection automatique du port de masque, de la température corporelle, des distances physiques… Ces dispositifs participent à la normalisation de la surveillance algorithmique et portent de nouvelles atteintes à nos libertés. Ils sont installés sans qu’aucune preuve de leur utilité n’ait été apportée, et souvent dans la plus complète opacité. La Cnil, en ne réagissant pas publiquement à ces dérives, participe à leur banalisation et à celle de toute la Technopolice.

Cela fait plus d’un an que nous combattons à travers la campagne Technopolice le déploiement de la vidéosurveillance automatisée. Elle s’est en quelques mois répandue dans de multiples villes en France (voir celles – très nombreuses – répertoriées sur le forum et le carré Technopolice). La crise sanitaire a, comme dans d’autres domaines, amplifié le phénomène. Ainsi, pendant que d’un côté la police a déployé illégalement ses drones pour démultiplier son pouvoir de surveillance sur le territoire, plusieurs collectivités ont passé des contrats avec des entreprises pour implémenter de nouvelles technologies de surveillance.

À Cannes et dans le métro parisien, la société Datakalab a fait installer son logiciel de détection de port de masque. Plusieurs mairies et écoles ont de leur côté déjà mis en place dans leurs locaux des caméras pour mesurer la température des personnes, avec pour objectif de les renvoyer chez elles en cas de température trop élevée – une expérimentation du même type est d’ailleurs en cours à Roissy. Quant à la mesure des distances physiques, elle est déjà en cours dans les transports à Cannes, et pas de doute qu’avec les propositions de plusieurs start-up, d’autres villes réfléchissent déjà à ces dispositifs.

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