L’égalité pour boussole

L’égalité pour boussole

Discriminations raciales, crimes et violences policières, islamophobie attisée au plus haut sommet de l’État, lutte des sans-papiers, inégalités mêmes face à la maladie et à la mort en période d’épidémie : si notre syndicalisme veut construire l’émancipation alors il ne peut pas se tenir à l’écart du combat pour l’égalité de toutes et tous.

En France, la fiction de l’égalité fonctionne comme l’ardoise magique des enfants. Il suffirait de décréter l’égalité, de graver le mot sur le fronton des mairies, la brandir comme un totem pour que les inégalités s’effacent d’elles-mêmes.

C’est ce que prétendait le ministre de l’Éducation nationale qui dénonçait en novembre 2017, jusque devant l’Assemblée, les ateliers en non-mixité raciale d’un stage antiraciste de SUD éducation 93 : l’école, « sanctuaire républicain », ne pouvait pas connaître le racisme. Circulez, il n’y a rien à voir.

C’est ce qu’a prétendu le préfet de police de Paris Lallement qui affirmait dans un message du 2 juin 2020 à ses troupes qu’« Il n’y a pas de race dans la police, pas plus que de racisés ou d’oppresseurs racistes. Il y a des fonctionnaires qui s’engagent pour la liberté, l’égalité et la fraternité et cela au quotidien ! » (1)

Le même jour, il interdisait, sans réussir à l’empêcher, la manifestation appelée pour exiger justice pour George Floyd, pour Adama Traoré et pour toutes les victimes des crimes policiers.

Le mythe d’un État « neutre et bienveillant » ne résiste pas aux rapports de force à l’œuvre dans la société.

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